{"id":215,"date":"2024-12-09T22:57:18","date_gmt":"2024-12-09T21:57:18","guid":{"rendered":"http:\/\/les-sauvages.fr\/grr\/?p=215"},"modified":"2024-12-09T22:57:18","modified_gmt":"2024-12-09T21:57:18","slug":"une-histoire-alambiquee-4","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/les-sauvages.fr\/grr\/2024\/12\/09\/une-histoire-alambiquee-4\/","title":{"rendered":"Une histoire alambiqu\u00e9e 4"},"content":{"rendered":"\n\t\t\t\t\n<p>\u00ab\u00a0Esp\u00e8ce d&rsquo;isotope de r\u00e9sidu de distillat de putr\u00e9faction de vieille carne !\u00a0\u00bb<br>Judith jura.<br>\u00ab\u00a0Chut oulal\u00e0 moins fort malalat\u00eate\u00a0\u00bb, ajouta Hyacinthe.<\/p>\n\n\n\n<p>Les deux comp\u00e8res \u00e9taient bien plaisants \u00e0 voir. Cul par-dessus t\u00eate, ils \u00e9taient plong\u00e9s au fond d&rsquo;un grand trou boueux auparavant cach\u00e9 par des branchages, et une grille s&rsquo;\u00e9tait referm\u00e9e sur eux. Ce loft, quoi que gratuitement mis \u00e0 disposition par un propri\u00e9taire peu au fait des coutumes d&rsquo;hospitalit\u00e9, \u00e9tait fort \u00e9troit, pour ne pas dire totalement exigu, et l\u00e9g\u00e8rement inconfortable. L&rsquo;enchev\u00eatrement des membres, t\u00eates, sacs et accessoires de mode \u00e9tait assez d\u00e9licat \u00e0 d\u00e9crire, mais se pr\u00e9sentait \u00e0 l&rsquo;agent immobilier en goguette comme suit : Judith \u00e9tait tomb\u00e9e la premi\u00e8re, elle \u00e9tait donc sur les genoux, et ses mains avaient gliss\u00e9 quand elle s&rsquo;\u00e9tait r\u00e9ceptionn\u00e9e. Du coup elle s&rsquo;\u00e9tait retrouv\u00e9e la joue contre la paroi, bras \u00e9cart\u00e9s et fesses en l&rsquo;air. Hyacinthe, lui, \u00e9tait tomb\u00e9 droit comme un I. Le I s&rsquo;\u00e9tait alors mu\u00e9 en L dans un choc de coccyx heureusement sans trop de cons\u00e9quence. Le r\u00e9sultat, pour les parties int\u00e9ressantes, \u00e9tait que Judith avait le nez sur les godasses de Hyacinthe et Hyacinthe le nez dans les jupes de Judith.<br>\u00ab\u00a0D&rsquo;o\u00f9-ce qu&rsquo;on est ?, reprit Judith, 60 d\u00e9cibels en-dessous.<br>&#8211; Dans une fosse \u00e0 purin, \u00e0 vue de nez, chuchota Hyacinthe.<br>&#8211; \u00c0 l&rsquo;odeur, j&rsquo;aurai dit dans un concentr\u00e9 de fromagerie p\u00e9rim\u00e9e. Et arr\u00eate de renifler ma culotte.<br>&#8211; Mes excuses. Gn&rsquo;e me suis tromp\u00e9. Plut\u00f4t dans une fosse \u00e0 ours, \u00e0 vue d\u2019\u0153il.<br>&#8211; Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;ours dans la r\u00e9gion.<br>&#8211; D&rsquo;o\u00f9 mon \u00e9tonnement. \u00c7a va ?<br>&#8211; Malalacheville.<br>&#8211; Le pi\u00e9gn&rsquo;eur va revenir relever ses pi\u00e8gn&rsquo;es. Gn&rsquo;e pr\u00e9f\u00e9rerais ne plus \u00eatre l\u00e0.<br>&#8211; Moi aussi. \u00c7a douille.<br>&#8211; Attends, laisse-moi t&rsquo;aider. Passe-moi ta musette. Merci. Allez, redresse-toi un peu. Appuie-toi sur les parois. Qu&rsquo;est-ce que tu as senti ?\u00a0\u00bb<br>Judith grima\u00e7a : \u00ab\u00a0Quand j&rsquo;ai pos\u00e9 le pied, c&rsquo;est pas le pied qui s&rsquo;est pos\u00e9, mais la cheville.<br>&#8211; C&rsquo;est une entorse, \u00e7a. Tu as de la glace ?\u00a0\u00bb<br>Judith lui lan\u00e7a un regard tellement glacial que si le sens figur\u00e9 pouvait passer au sens propre, ils auraient eu une belle patinoire.<br>\u00ab\u00a0Bon, gne suis tout pli\u00e9, c&rsquo;est pas un pi\u00e8gne pour un grizzli, \u00e7a manque un peu d&rsquo;espace. Franchement il aurait pu creuser un peu plus, il manque d&rsquo;ambition ce trappeur. Je crois que j&rsquo;ai le c\u00e2ble de la grille.\u00a0\u00bb<br>Et telle les portes du paradis devant les p\u00e9cheurs souill\u00e9s mais repentants, la grille s&rsquo;ouvrit dans un grincement rhumatisant.<br>Judith \u00e9tait encore en train de compter ses abattis que Hyacinthe \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 dehors.<br>\u00ab\u00a0H\u00e9 ho ! H\u00e9 ! Asteur ! Mais c&rsquo;est qu&rsquo;il ne viendrait m\u00eame pas filer un coup de main \u00e0 une dame, ce mufle ! H\u00e9 ! Pignouf, tu viens me tendre une main charitable ?\u00a0\u00bb<br>Et la pauvre Judith essayait tant bien que mal d&rsquo;escalader les parois glissantes de son trou puant, maudissant cette vilaine entorse qui commen\u00e7ait \u00e0 gonfler.<br>\u00ab\u00a0Rustre ! M\u00e2le puant ! Je te garantis que je te le ferai payer ! Am\u00e8ne-toi si tu l&rsquo;oses, putois !\u00a0\u00bb<br>Rien n&rsquo;y faisait. Et elle rageait, rageait : \u00ab\u00a0D\u00e9vergond\u00e9 ! Malappris ! Goujat ! Fils de chacal v\u00e9rol\u00e9 ! Viens donc que je t&rsquo;apprenne la politesse et l&rsquo;entraide, r\u00e9sidu d&rsquo;homoncule !\u00a0\u00bb<br>Mais rapidement, Judith s&rsquo;essoufflait. La fr\u00e9quentation assidue des fumerolles, acides, esters et autres vapeurs ent\u00eatantes ne fait pas bon m\u00e9nage avec des poumons sains et vigoureux. Oui, Judith crachait ses poumons comme une gitane tuberculeuse.<br>\u00ab\u00a0Rheuu&#8230; J&rsquo;te revaudrai \u00e7a, poche \u00e0 musc ! C&rsquo;est quoi c&rsquo;te bruit ?\u00a0\u00bb Et Judith tendit l&rsquo;oreille. D&rsquo;abord, elle n&rsquo;entendit que le silence. Puis des crissements l\u00e9gers sur le sentier. Et enfin une respiration profonde. Il \u00e9tait revenu.<br>\u00ab\u00a0C&rsquo;est maintenant que t&rsquo;arrives ? J&rsquo;ai failli t&rsquo;attendre. T&rsquo;\u00e9tais en train d&rsquo;inventer l&rsquo;eau ti\u00e8de, d&rsquo;avoir mis autant de temps ?<br>&#8211; C&rsquo;est \u00e0 moi que tu parles, ma ch\u00e9rie ?\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Judith fut saisie d&rsquo;un frisson qui va de l\u00e0 \u00e0 l\u00e0, voir figure 1. Car ce n&rsquo;\u00e9tait pas la voix chevrotante de Hyacinthe qu&rsquo;elle avait entendu, mais une voix de stentor, qui sentait la sueur, le poil et la ch\u00e8vre. Il \u00e9tait revenu, oui, mais c&rsquo;\u00e9tait pas le bon \u00ab\u00a0il\u00a0\u00bb. Elle leva timidement les yeux pour apercevoir dans le ciel un buisson ardent d&rsquo;une pilosit\u00e9 rousse avec, tr\u00e8s enfonc\u00e9s tr\u00e8s loin derri\u00e8re ce tumulte barbu, deux cercles d&rsquo;un bleu tr\u00e8s tr\u00e8s p\u00e2le. \u00ab\u00a0Faut se laver au savon \u00e0 la potasse, \u00e7a respecte mieux les couleurs que la soude, et \u00e0 l&rsquo;eau pas tr\u00e8s chaude pour ne pas d\u00e9laver.\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Personne, mais personne, n&rsquo;est en droit de juger ce qui passe par la t\u00eate en situation ing\u00e9rable de stress. N\u00e9anmoins, apr\u00e8s cette tirade digne des plus belles publicit\u00e9s misogynes, le buisson eut un instant d&rsquo;h\u00e9sitation, que Judith ne mit pas \u00e0 profit pour faire quoi que ce soit, vu qu&rsquo;elle \u00e9tait t\u00e9tanis\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Le trappeur, avec une rapidit\u00e9 surprenante pour un homme de sa corpulence, la tira hors du trou et l&rsquo;attacha comme un chevreuil. Judith se serait bien pass\u00e9 des allusions bestiales de son ravisseur : \u00ab\u00a0H\u00e9 bien ma biche, on revient sur les lieux du crime en plein jour ? C&rsquo;est assez b\u00eate, comme comportement, et les b\u00eates \u00e7a me conna\u00eet ! Allez, c&rsquo;est de bonne guerre, un donn\u00e9 pour un rendu, alors souris, ma chatte ! \u00ab\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>Aucune r\u00e9action. Il faut dire que bien que pourvu d&rsquo;un cerveau de dimensions honorables (90-60-90, longueur-largeur-hauteur, en unit\u00e9s cl\u00e9ricales du cru), Judith \u00e9tait tr\u00e8s occup\u00e9e \u00e0 suer tr\u00e8s tr\u00e8s fort et \u00e0 flageoler abondamment, et vice-versa. \u00ab\u00a0Souris, ma chatte, j&rsquo;ai dit.\u00a0\u00bb <br>Toujours rien. Le buisson roux s&rsquo;approcha dangereusement :<br>\u00ab\u00a0Sou-ris-ma-chat-te.<br>&#8211; Ben quoi ?<br>&#8211; C&rsquo;est ma blague. Chatte. Souris. Dr\u00f4le. Rire. Elle est bonne. Souris, ma chatte. Elle me fait rire depuis ce matin. Hein ? Elle est marrante, hein ? Hein ? HEIN ? Tu r\u00e9ponds quand on te parle ? Tu r\u00e9ponds ?\u00a0\u00bb Le trappeur, surpris de l&rsquo;absence de r\u00e9action \u00e0 ce remarquable trait d&rsquo;esprit, lui colla une baffe. \u00ab\u00a0R\u00e9ponds, je te dis !\u00a0\u00bb Il lui en colla une deuxi\u00e8me parce qu&rsquo;il n&rsquo;avait pas bonne m\u00e9moire. \u00ab\u00a0Tu vas r\u00e9pondre, oui ?\u00a0\u00bb Il voulut lui en mettre une troisi\u00e8me mais il n&rsquo;avait pas si mauvaise m\u00e9moire que \u00e7a. Alors il r\u00e9fl\u00e9chit : \u00ab\u00a0Ah ben c&rsquo;est bien ma veine, elle s&rsquo;est \u00e9vanouie. Me v&rsquo;l\u00e0 bon pour la porter, maintenant.\u00a0\u00bb Il se gratta le menton, jeta un regard autour de lui, puis haussa les \u00e9paules. \u00ab\u00a0Bah, \u00e7a fera l&rsquo;affaire.\u00a0\u00bb Le buisson se pencha, la saisit sans effort et la hissa sur son \u00e9paule comme un sac de farine. Judith, plus molle qu&rsquo;une \u00e9ponge tremp\u00e9e, se retrouva pli\u00e9e en deux, empaquet\u00e9e comme un tapis, ballott\u00e9e au rythme de son pas chaloup\u00e9. <br>Heureusement, le malaise de Judith n&rsquo;\u00e9tait que vagal, et elle reprit rapidement ses esprits. Peut-\u00eatre \u00e0 cause des odeurs. Son nez arrivait au creux des reins du trappeur, et le dos d&rsquo;icelui sentait la transpiration rance, tandis que le futal sentait les f\u00e8ces fra\u00eeches. Ses mains \u00e9taient si calleuses qu&rsquo;elle le devinait au travers de ses chiffes, tant sa prise \u00e9tait d\u00e9sagr\u00e9able. Et sa marche \u00e9tait ballotante au point que Judith se mit en devoir de chercher une position o\u00f9 elle pourrait d\u00e9cemment rendre son d\u00e9jeuner. La vue d&rsquo;un tas de chaux vive lui apprit rapidement deux choses : 1. ils \u00e9taient arriv\u00e9s. 2. M. de la Brute s&rsquo;\u00e9tait offert le luxe d&rsquo;un ravalement domestique, actuellement en cours.<\/p>\n\n\n\n<p>Le trappeur la jeta nonchalamment devant la porte de sa maison&#8230; enfin, plut\u00f4t de son antre&#8230; enfin, presque, de son&#8230; de son&#8230; Bon, pour gagner du temps, vous vous rappelez la fosse \u00e0 ours ? Ben pareil, mais au-dessus du sol et un peu plus grand. Et l&rsquo;odeur&#8230; Si les portes de l&rsquo;enfer sentent quelque chose, ici, \u00e7a sentait le portail du garage de l&rsquo;enfer. Pas \u00e9tonnant que le ma\u00e7on ait fui en laissant l\u00e0 son mat\u00e9riel. Et arborant un large sourire qui d\u00e9voilait un vide abyssal de quenottes fonctionnelles, la brute ouvrit le vantail branlant : \u00ab\u00a0La livraison aura lieu demain, ma tourterelle. Voici ton lit pour la nuit.\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Hyacinthe, quant \u00e0 lui et pour l&rsquo;instant, gisait de tout son long, la t\u00eate dans le lit du ruisseau qui abreuvait les saules, les pieds renifl\u00e9s par un sanglier qui h\u00e9sitait entre fromage et dessert. \u00ab\u00a0Franchement, philosophait l&rsquo;animal, les glands c&rsquo;est bon, mais un bon fromage affin\u00e9, c&rsquo;est pas mal non plus pour finir le repas\u00a0\u00bb. Aucune r\u00e9action du bonhomme. Il est comme \u00e7a, Hyacinthe : on lui mange dans la main. Mais comment \u00e9tait-il arriv\u00e9 l\u00e0 ?<br>Et bien, en sortant de son trou, il avait entendu, faiblement mais distinctement, le cri de ralliement des tristement c\u00e9l\u00e8bres croquemitaines de la for\u00eat enchant\u00e9e : \u00a0\u00bb H\u00e9 ho, h\u00e9 ho, on rentre du boulot\u00a0\u00bb. La m\u00e9lodie \u00e9tait chant\u00e9e d&rsquo;une voix tra\u00eenante et fatigu\u00e9e, mais parfaitement reconnaissable. Son sang n&rsquo;avait alors fait qu&rsquo;un tour, et son cerveau agile avait d\u00e9cid\u00e9 que plut\u00f4t que de risquer d&rsquo;\u00eatre pris \u00e0 deux, il valait mieux \u00eatre s\u00fbr de n&rsquo;\u00eatre pris qu&rsquo;\u00e0 un. Il s&rsquo;\u00e9tait donc discr\u00e8tement coul\u00e9 dans le bosquet voisin. Apr\u00e8s tout, pour lib\u00e9rer quelqu&rsquo;un, il vaut mieux \u00eatre libre soi-m\u00eame. Et sauver le contenu sacr\u00e9 de la pr\u00e9cieuse musette de maraudeurs peu scrupuleux. Hyacinthe avait crapahut\u00e9 en listant toutes les excuses qu&rsquo;il pourrait donner si un jour il croisait \u00e0 nouveau le regard de Judith. Las, les sols sont humides et glissants pr\u00e8s des cours d&rsquo;eau, et le malheureux avait d\u00e9rap\u00e9 dans une bouse de sanglier. Surpris, sa t\u00eate s&rsquo;\u00e9tait r\u00e9ceptionn\u00e9e sur une antique souche, pourtant heureuse m\u00e8re de ribambelles de pleurotes succulentes. Sonn\u00e9, le jeune homme avait fini de d\u00e9valer la pente pour finir par se rafra\u00eechir dans l&rsquo;onde claire d&rsquo;un r\u00fb forestier. Et maintenant, inconscient ou mort, il \u00e9tait renifl\u00e9 par un sanglier qui h\u00e9sitait entre des orteils fromagers et deux petites boules glac\u00e9es.<br><\/p>\n\t\t","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Esp\u00e8ce d&rsquo;isotope de r\u00e9sidu de distillat de putr\u00e9faction de vieille carne !\u00a0\u00bbJudith jura.\u00ab\u00a0Chut oulal\u00e0 moins fort malalat\u00eate\u00a0\u00bb, ajouta Hyacinthe. Les deux comp\u00e8res \u00e9taient bien plaisants \u00e0 voir. Cul par-dessus t\u00eate, ils \u00e9taient plong\u00e9s au fond d&rsquo;un grand trou boueux auparavant cach\u00e9 par des branchages, et une grille s&rsquo;\u00e9tait referm\u00e9e sur eux. 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