{"id":409,"date":"2024-12-12T08:46:40","date_gmt":"2024-12-12T07:46:40","guid":{"rendered":"http:\/\/les-sauvages.fr\/grr\/?p=409"},"modified":"2024-12-12T08:46:40","modified_gmt":"2024-12-12T07:46:40","slug":"une-histoire-alambiquee-7","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/les-sauvages.fr\/grr\/2024\/12\/12\/une-histoire-alambiquee-7\/","title":{"rendered":"Une histoire alambiqu\u00e9e 7"},"content":{"rendered":"\n\t\t\t\t\n<p>En suivant la direction qu&rsquo;on lui avait indiqu\u00e9e, Judith avait r\u00e9ussi \u00e0 sortir de la for\u00eat. Elle voyait le village au loin, elle \u00e9tait sauv\u00e9e. Elle croisa m\u00eame un des gar\u00e7ons du p\u00e8re Magloire qui eut l&rsquo;obligeance de la ramener en charrette juste devant sa porte.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la for\u00eat, la partie de chasse allait bon train. Malgr\u00e9 un je-ne-sais-quoi de d\u00e9sespoir, le trappeur avait lev\u00e9 la trace d&rsquo;un sanglier, que la ch\u00e2telaine se proposait d&rsquo;affronter \u00e0 la loyale, c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00e0 deux contre un et arm\u00e9s de longues piques, l&rsquo;usage d&rsquo;un arc n&rsquo;\u00e9tant pas \u00e0 exclure en premi\u00e8re intention. Le trappeur \u00e9tait tout de m\u00eame soucieux et taiseux car sa situation personnelle n&rsquo;\u00e9tait pas des plus reluisantes, et l&rsquo;id\u00e9e de devoir g\u00e9rer une charge porcine avec des mains essentiellement inop\u00e9rantes ne l&rsquo;enthousiasmait gu\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Le sanglier, lui, allait bien.<\/p>\n\n\n\n<p>Hyacinthe allait un peu mieux. Sa migraine ne passait pas, mais il pansait ses plaies inter gambettiennes. Rien \u00e0 voir avec un homme d&rsquo;\u00c9tat. On parle des gambettes qui gambadent quand on n&rsquo;a pas de t\u00eate. Il allait se mettre en route quand quelque chose le chiffonna. Il toucha son buste. Puis ses jambes. Le sang quitta son visage quand il se rendit compte que &#8230; \u00ab\u00a0La musette&#8230; O\u00f9 est-elle ?\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Le sanglier vivait gaiement sa vie de sanglier.<\/p>\n\n\n\n<p>La piste \u00e9tait facile, mais au bout d&rsquo;un moment, le malheureux trappeur nota quelques signes du passage d&rsquo;un autre grand animal. Autant courir une b\u00eate, dans une partie de chasse, c&rsquo;est assez quelconque, autant se mettre \u00e0 en courir deux, c&rsquo;est le risque de n&rsquo;en attraper aucune. \u00c0 courir deux li\u00e8vres&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Le sanglier d\u00e9barrassa avec bonheur une souche moisie d&rsquo;une invasion de pleurotes.<\/p>\n\n\n\n<p>Hyacinthe refaisait ce qu&rsquo;il imaginait \u00eatre son chemin de la veille en cherchant des yeux le pr\u00e9cieux bagage. Il avan\u00e7ait pench\u00e9, reniflant ici et l\u00e0, regardant derri\u00e8re les troncs. Vraiment il cherchait et il y mettait du coeur. D\u00e9j\u00e0 qu&rsquo;il avait fui, s&rsquo;il n&rsquo;avait m\u00eame pas l&rsquo;excuse d&rsquo;avoir mis le mat\u00e9riel \u00e0 l&rsquo;abri&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Le sanglier se roula d\u00e9licieusement dans la boue d&rsquo;un ruisseau.<\/p>\n\n\n\n<p>Le trappeur le vit enfin. C&rsquo;\u00e9tait comme une forme indistincte et sombre au loin, farfouillant dans le sol. Il tapa sur l&rsquo;\u00e9paule de la ch\u00e2telaine et le d\u00e9signa silencieusement. La chasseresse d\u00e9tecta aussi la forme basse et grommelante. Elle \u00e9tait majestueuse, fi\u00e8re, droite et inflexible. Elle banda son arc. Il fit de m\u00eame, mais sans arc. Et se ravisa tr\u00e8s vite. Rapidement, il posa sa main sur le bras arm\u00e9 de sa cliente. En effet, il avait vu cette silhouette peureuse ramasser une gibeci\u00e8re pleine. Il sourit en murmurant : \u00ab\u00a0On tient le braconnier : il a r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 ses prises, on va l&rsquo;avoir. Il va chercher \u00e0 remonter sur le chemin. On va l&rsquo;en emp\u00eacher.\u00a0\u00bb Et il saisit une grosse branche.<\/p>\n\n\n\n<p>Le sanglier passa une magnifique journ\u00e9e, bien peu conscient de la menace sourde qui avait plan\u00e9 pendant quelques heures au-dessus de sa hure.<\/p>\n\n\n\n<p>Hyacinthe passa une moins bonne journ\u00e9e : il avan\u00e7ait prudemment sur le chemin, la musette bien cal\u00e9e sous le bras. Le silence de la for\u00eat lui parut soudain \u00e9trange. Il s&rsquo;arr\u00eata, fron\u00e7a les sourcils. Peut-\u00eatre un \u00e9cureuil ? Il tourna la t\u00eate\u2026 mais trop tard. La batte de fortune fendit l&rsquo;air et le frappa avec un son mat de bois sur cr\u00e2ne, aussi net qu&rsquo;un maillet sur un tonneau.<\/p>\n\n\n\n<p>Judith tournait en rond sur la place de cette bourgade. Certes, elle avait eu le temps de passer chez elle, d&rsquo;engloutir un bol de soupe et une tranche de pain rassis, elle s&rsquo;\u00e9tait m\u00eame lav\u00e9e, mais elle avait d\u00e9j\u00e0 fait trois fois le tour du ch\u00e2teau sans en trouver l&rsquo;entr\u00e9e. \u00ab\u00a0Mais il doit bien y avoir une grille, une porte, un guichet, quelque chose ! C&rsquo;est plus ferm\u00e9 qu&rsquo;un tube \u00e0 essai scell\u00e9 au fond d&rsquo;une brique r\u00e9fractaire !\u00a0\u00bb, jura-t-elle. \u00ab\u00a0H\u00e9 bonhomme ! Par o\u00f9-ce qu&rsquo;on rentre dans c&rsquo;t&rsquo;\u00e9difice ?<br>&#8211; Pousse donc eut&rsquo;carriole eud&rsquo;l\u00e0. T&rsquo;vois pas qu&rsquo;t&rsquo;es en double file, h\u00e9 morue !<br>&#8211; C&rsquo;est pas des yeux que t&rsquo;as, c&rsquo;est des poches \u00e0 collo\u00efdes : je suis pi\u00e9tonne, dugenou !\u00a0\u00bb<br><\/p>\n\n\n\n<p>Proche mais pourtant si loin des harangues de rues, Caroline Dutilleul \u00e9tait \u00e0 sa table de travail, \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de l&rsquo;\u00e9difice en question. Qui a donc une porte. Qu&rsquo;un garde ouvrit quelques minutes plus tard : \u00ab\u00a0Vous avez de la visite, patronne.<br>&#8211; Qui est-ce ?<br>&#8211; Une dame.<br>&#8211; Tr\u00e8s pr\u00e9cis, on n&rsquo;a plus que la moiti\u00e9 de la population mondiale. Son nom nominatif ?<br>&#8211; Judith Vergandonsk.<br>&#8211; Inconnue au bataillon. Cong\u00e9diez.<br>&#8211; Elle dit que vous lui avez demand\u00e9 de passer ce matin.<br>&#8211; On est l&rsquo;apr\u00e8s-midi, elle est en retard, cong\u00e9diez.<br>&#8211; Pardon pour mon langage mal fagot\u00e9 : Elle dit que ce matin, vous lui avez demand\u00e9 de passer cet apr\u00e8s-midi.<br>&#8211; Oh. Profession ?<br>&#8211; Elle a r\u00e9pondu : sorchimeubleu.\u00a0\u00bb<br>La ch\u00e2telaine s&rsquo;interrompit, posa ses binocles et r\u00e9p\u00e9ta : \u00a0\u00bb Sorchimeubleu ?<br>&#8211; Euh&#8230; Oui patronne.<br>&#8211; Vous \u00eates s\u00fbr ?<br>&#8211; Euh&#8230; Pas vraiment patronne, mais quelque chose dans ce go\u00fbt-l\u00e0.\u00a0\u00bb<br>La Dutilleul r\u00e9fl\u00e9chit.<br>\u00ab\u00a0Mais je peux retourner demander, patronne.<br>&#8211; Sorchimeubleu, sorchimeubleu&#8230; Je vois, je vois&#8230; Difficile d&rsquo;assumer le seul indice que j&rsquo;avais sur elle, mais le reste du mot, je ne comprends pas bien. Faites entrer. Et amenez nous l&rsquo;imitation de braconnier qu&rsquo;on a au frais, nous allons le rendre \u00e0 sa repr\u00e9sentante l\u00e9gale.\u00a0\u00bb<br>Judith entra avec ses b\u00e9quilles. Le bureau n&rsquo;\u00e9tait pas bien grand et sommairement meubl\u00e9. Il y avait une carte de la r\u00e9gion au mur, une \u00e9p\u00e9e suspendue \u00e0 deux clous, et comble du raffinement, un lustre \u00e0 trois bougies. Bon, une seule \u00e9tait mise, mais on \u00e9tait en plein jour et, ho, \u00e7a va, c&rsquo;est pas Versailles ici.<br>\u00ab\u00a0Entrez, Judith.<br>&#8211; Merci.<br>&#8211; Vous connaissez la g\u00e9opolitique ?<br>&#8211; La &#8230; Je connais la g\u00e9og\u00e9n\u00e8se, \u00e7a a un lien ?<br>&#8211; Tr\u00e8s bien, on va dire que vous remportez le point sur le match de vocabulaire avec cette reprise de pr\u00e9fixe au fond du filet. Maintenant, voyez cette carte.\u00a0\u00bb<br>Judith regarda poliment.<br>\u00ab\u00a0Nous sommes ici.\u00a0\u00bb Les yeux de Judith allaient du papier au bureau et du bureau au papier dans des aller-retours saccad\u00e9s.<br>\u00ab\u00a0Alors, succinctement : au Sud, c&rsquo;est le domaine de mon cousin. Il vit avec un train d&rsquo;enfer, or l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re, la r\u00e9colte de gu\u00e8de a \u00e9t\u00e9 d\u00e9sastreuse et le bleu est pass\u00e9 de mode, donc il est proche de la banqueroute.\u00a0\u00bb<br>Judith \u00e9tait tendue dans un effort intense. Pour elle, le Sud \u00e9tait en bas, or la ch\u00e2telaine d\u00e9signait des formes m\u00eame pas dessin\u00e9es \u00e0 gauche. Ou \u00e0 droite. Judith r\u00e9fl\u00e9chissait : \u00ab\u00a0Alors, la droite, c&rsquo;est l\u00e0 o\u00f9 j&rsquo;ai le pouce \u00e0 gauche. Ca ne m&rsquo;a jamais aid\u00e9, comme moyen mn\u00e9motechnique.\u00a0\u00bb La Dutilleul continuait : \u00ab\u00a0Au Sud Est, c&rsquo;est la seigneurerie de ma dot, qui est g\u00e9r\u00e9e par mon beau-p\u00e8re depuis mon veuvage. Oui, je suis veuve et non, je ne sais toujours pas o\u00f9 est le corps. \u00c0 l&rsquo;ouest, il y a la coalition des comtes Hadormir de Bout et Inuh de Touyerssafon, \u00e0 l&rsquo;ambition d\u00e9bordante, et plut\u00f4t d\u00e9bordante par-del\u00e0 leurs fronti\u00e8res.\u00a0\u00bb Judith \u00e9tait au bord de la rupture d&rsquo;attention : \u00ab\u00a0Franchement, les d\u00e9lires alchimiques de Chocolat Flanelle \u00e9taient plus clairs que \u00e7a\u00a0\u00bb. Caroline d\u00e9bitait : \u00ab\u00a0Tout ce beau monde aimerait s&#8217;emparer de ce fief. Or je n&rsquo;ai pas vraiment d&rsquo;alli\u00e9 par ici. N\u00e9anmoins, au Nord, vit le marquis Benoist Cabistan, homme riche, influent, capable et c\u00e9libataire. Vous avez compris o\u00f9 je veux en venir ?\u00a0\u00bb<br>Caroline leva les yeux. Judith contemplait les cristaux de salp\u00eatre qui chatoyaient dans la lumi\u00e8re grise de cet apr\u00e8s-midi terne. La ch\u00e2telaine haussa le ton : \u00ab\u00a0Avez-vous compris un tra\u00eetre mot de ce que je viens de dire ?\u00a0\u00bb Judith sursauta. \u00ab\u00a0Hein ? Ah ! Oui oui, bien s\u00fbr, \u00e9videmment. Oui oui oui. Le marquis qui ne sait pas faire les comptes, le corps tout bleu, la veuve \u00e0 la mode du Sud, toussa toussa&#8230;\u00a0\u00bb Caroline approcha ses yeux du visage de Judith : \u00ab\u00a0Manche strat\u00e9gie : le point est \u00e0 Dutilleul.\u00a0\u00bb<br>Elle s&rsquo;\u00e9loigna et reprit doctement : \u00ab\u00a0Je veux en venir au fait que m\u00eame si je peux tenter de monter ma famille contre les comtes, je reste au milieu de ce traquenard. Il me faut un alli\u00e9. Et la fa\u00e7on la plus s\u00fbre d&rsquo;avoir un alli\u00e9, c&rsquo;est encore de l&rsquo;\u00e9pouser. Il me faut donc, keuf, keuf, s\u00e9duire le marquis. C&rsquo;est d&rsquo;une importance vitale pour moi. Donc c&rsquo;est d&rsquo;une importance vitale pour vous. C&rsquo;est une question de survie de la paix, et nous devons utiliser toutes les ressources de nos terres, m\u00eame les plus &#8211; elle posa les poings sur la table et fixa Judith dans les yeux &#8211; myst\u00e9rieuses. Il a toujours \u00e9t\u00e9 dans ma politique de ne pas faire la guerre aux forces occultes de ce monde. Vous aviez remarqu\u00e9 ?\u00a0\u00bb <br>Silence.<br>\u00ab\u00a0J&rsquo;ai dit : vous aviez remarqu\u00e9 ?<br>&#8211; Ah, euh&#8230; Oui oui, bien s\u00fbr. Les forces occultes de ce monde.\u00a0\u00bb<br>&#8211; Merci. Aussi, pour mettre toutes les chances de &#8211; elle posa un regard hypnotique sur Judith &#8211; notre c\u00f4t\u00e9, puisque je viens d&rsquo;apprendre que nous avons une sorci\u00e8re, j&rsquo;aimerais requ\u00e9rir les services de l&rsquo;autre monde, j&rsquo;aimerai qu&rsquo;avant m\u00eame le marquis, nous nous allions, votre sorcellerie, vos charmes et moi, pour&#8230; le charmer.<br>&#8211; Oui, alors tout \u00e7a c&rsquo;est tr\u00e8s bien, r\u00e9pondit Judith avec un d\u00e9bit que le stress acc\u00e9l\u00e9rait, mais on vous aura mal renseign\u00e9e, parce que mon truc, voyez-vous, c&rsquo;est pas la sorcellerie, c&rsquo;est plut\u00f4t la chimie, vous voyez&#8230;<br>&#8211; L&rsquo;alchimie ? Excellent ! Vous \u00eates donc bien en contact avec le monde de l&rsquo;occulte et la kabbale. C&rsquo;est une excellente nouvelle. J&rsquo;attends donc votre philtre d&rsquo;amour pour jeudi prochain. Le marquis viendra assister \u00e0 une obscure r\u00e9union d&rsquo;une confr\u00e9rie idiote, il passera la nuit au ch\u00e2teau.<br>&#8211; Non mais&#8230; Pas l&rsquo;alchimie, la chimie. Je sais \u00e7a sonne presque&#8230; Euh, c&rsquo;est-\u00e0-dire que&#8230; Si je refuse ?\u00a0\u00bb<br>Caroline tourna la t\u00eate pour fixer pos\u00e9ment son nouvel alchimiste : \u00ab\u00a0Le refus n&rsquo;est pas une option. Et l&rsquo;\u00e9chec&#8230; Vous ai-je dit que le marquis raffolait du charme folklorique des ex\u00e9cutions d&rsquo;h\u00e9r\u00e9tiques?<br>Ca ne sentait pas bon, cette histoire. Judith tenta : \u00ab\u00a0Je peux, euh, je peux faire un essai d&rsquo;abord ?! Sur une souris. Ou un \u00e9cureuil, ou n&rsquo;importe quoi de local. Voyez, on ne peut pas jouer avec les forces occultes, hein, vous savez comment c\u2019est, les esprits se vexent vite, et\u2026<br>&#8211; Le marquis n\u2019est pas un \u00e9cureuil, il est plus grand, il porte des chausses et il aime les tartes aux prunes. Je compte sur vous. Oh, et manche autorit\u00e9 : avantage Dutilleul.\u00a0\u00bb<br><\/p>\n\n\n\n<p>On toqua \u00e0 la porte.<br>\u00ab\u00a0Oh, Judith : on vous ram\u00e8ne un braconnier. D\u2019apr\u00e8s lui, c\u2019est votre gars, mais on n\u2019a pas tap\u00e9 tr\u00e8s fort. Essayez de le nourrir d\u00e9cemment : vu ce qu&rsquo;on a retrouv\u00e9 dans sa gibeci\u00e8re, il ne sait m\u00eame pas attraper des lapins, tout ce qu&rsquo;il arrive \u00e0 braconner c&rsquo;est des bouteilles.\u00a0\u00bb<br>Et on fit entrer un Hyacinthe qui, si la chose e\u00fbt \u00e9t\u00e9 possible, en aurait men\u00e9 une largeur n\u00e9gative.<br><\/p>\n\t\t","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En suivant la direction qu&rsquo;on lui avait indiqu\u00e9e, Judith avait r\u00e9ussi \u00e0 sortir de la for\u00eat. Elle voyait le village au loin, elle \u00e9tait sauv\u00e9e. Elle croisa m\u00eame un des gar\u00e7ons du p\u00e8re Magloire qui eut l&rsquo;obligeance de la ramener en charrette juste devant sa porte. 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