{"id":713,"date":"2024-12-26T17:16:31","date_gmt":"2024-12-26T16:16:31","guid":{"rendered":"http:\/\/les-sauvages.fr\/grr\/?p=713"},"modified":"2024-12-26T17:16:31","modified_gmt":"2024-12-26T16:16:31","slug":"une-histoire-alambiquee-17","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/les-sauvages.fr\/grr\/2024\/12\/26\/une-histoire-alambiquee-17\/","title":{"rendered":"Une histoire alambiqu\u00e9e 17"},"content":{"rendered":"\n\t\t\t\t\n<p>Joie. All\u00e9gresse. Feux d&rsquo;arti&#8230; Non. Plus de feux. C&rsquo;est fini les trucs qui p\u00e8tent et les machins qui \u00e9clatent. Sur le pont-levis, les troupes alli\u00e9es se faisaient face. Un moment de flottement. D&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, les vingt bidasses de Dutilleul, jeunes coqs encore duveteux, l&rsquo;air de se demander ce qu&rsquo;ils foutaient l\u00e0. De l&rsquo;autre, les cinquante malandrins du marquis, des gueules cass\u00e9es, des trognes d\u2019ivrognes, avec des couteaux qui se baladaient d\u2019une main \u00e0 l\u2019autre. Car apr\u00e8s tout, on vient de leur baisser le pont-levis, ils sont tout pr\u00eats de pouvoir enlever le ch\u00e2teau, non ? Benoist a un l\u00e9ger sourire. Il se sent sup\u00e9rieur. Il aime \u00e7a, quand il est ma\u00eetre de la situation. Il savoure. Il prend le temps de donner l&rsquo;ordre de mise \u00e0 sac. H\u00e9, h\u00e9, h\u00e9, ce soir il couchera dans le lit de son otage&#8230;<br>Caroline, galvanis\u00e9e par ce succ\u00e8s inesp\u00e9r\u00e9, tira l&rsquo;\u00e9p\u00e9e de Benoist de son propre fourreau, la brandit bien haut, sauta sur une monture, arracha la banni\u00e8re du marquis du porte-\u00e9tendard \u00e9bahi, et hurla : \u00ab\u00a0Avec moi les braves ! Sus au fuyards ! On va leur faire bouffer leur propre banni\u00e8re ! Ta\u00efaut !<br>&#8211; H\u00e9 mais !\u00a0\u00bb<br>Les malandrins de Cabistan regard\u00e8rent leur chef, l&rsquo;air de dire \u00ab\u00a0qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;on fait ?\u00a0\u00bb. Devant eux, les soldats de Dutilleul firent un bruit, un seul. Comme un seul homme, ils avaient baiss\u00e9 leurs piques pour suivre leur chef. Les visi\u00e8res \u00e9taient tomb\u00e9es sur les casques. Ta\u00efaut. Dans cinq pas ils seraient sur les hommes du marquis. Benoist leva les \u00e9paules en \u00e9cartant les bras, signe universel qu&rsquo;on est d\u00e9pass\u00e9 par les \u00e9v\u00e9nements. Il fit tourner bride \u00e0 son cheval. Il glissa de sa selle, forc\u00e9ment, mais se rattrapa in extremis. Il commanda, fataliste : \u00ab\u00a0H\u00e9 bien, si la patronne charge, je suppose qu&rsquo;on charge aussi. Ta\u00efaut !\u00a0\u00bb<br><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0Gnudith, tu es forte.<br>&#8211; Hmm? Tiens, tu peux m&rsquo;ouvrir \u00e7a, je n&rsquo;y arrive pas. J&rsquo;ai pas de poigne.<br>&#8211; Tiens, voil\u00e0. Tu es tr\u00e8s forte.<br>&#8211; Mais comment est-on cens\u00e9 ouvrir cette porte ? Elle est super dure !<br>&#8211; Laisse-moi t&rsquo;aider. Voil\u00e0, il suffit de pousser doucement. Donc gne disais, tu as des comp\u00e9tences tellement extraordinaires qu&rsquo;elles en paraissent surnaturelles.<br>&#8211; Forc\u00e9ment, quand on n&rsquo;est pas du m\u00e9tier.<br>&#8211; Ton m\u00e9tier n&rsquo;existe pas, Gnudith. Pas dans notre monde, Gnudith.<br>&#8211; Ah ben merci. Je suis l\u00e0, pourtant.<br>&#8211; C&rsquo;est l\u00e0 la curiosit\u00e9. Pourquoi es-tu l\u00e0?<br>&#8211; Probablement parce qu&rsquo;ailleurs on a tent\u00e9 de me br\u00fbler.<br>&#8211; Gnudith, depuis combien de temps on se conna\u00eet ?<br>&#8211; J&rsquo;en sais rien, je ne compte pas les jours.<br>&#8211; \u00c7a fait des ann\u00e9es, Gnudith. Tu \u00e9tais l\u00e0 avant moi, gn&rsquo;ai grandi, et toi, tu n&rsquo;as pas changn\u00e9. Tu n&rsquo;as pas vieilli.\u00a0\u00bb<br>Il y eut un silence long comme un battement de c\u0153ur. Il sembla \u00e0 Hyacinthe que Judith cherchait un \u00e9chappatoire. Enfin elle r\u00e9pondit avec l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 :<br>\u00ab\u00a0Il faudra que je te parle du botox un de ces quatre.<br>&#8211; Foutaises, Gnudith !\u00a0\u00bb<br><\/p>\n\n\n\n<p>Il avait son visage \u00e0 gu\u00e8re plus de dix battements de c\u0153ur de celui de Judith. Oui, c\u2019est tr\u00e8s proche. Il pouvait sentir son odeur \u2014 m\u00e9lange de m\u00e9tal, de terre battue et de quelque chose de plus subtil qu&rsquo;il n\u2019arrivait pas \u00e0 nommer. Il ferma les yeux. Judith sentait le souffle d\u2019Hyacinthe sur son visage. La tension \u00e9tait palpable, comme au moment o\u00f9 la corde d\u2019un arc est tendue \u00e0 son maximum.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0Gnudith, tu es une merveille. Tu es inaccessible. Forc\u00e9ment, je t\u2019aime.\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Oups. C&rsquo;\u00e9tait sorti tout seul. Judith sourit : \u00ab\u00a0\u00c7a fait deux fois. Mais cette fois nous ne sommes que tous les deux.\u00a0\u00bb <br>Leurs l\u00e8vres se rencontr\u00e8rent.<br>C&rsquo;\u00e9tait doux, tellement doux.<br>L&rsquo;adr\u00e9naline d\u00e9ferla comme un raz-de-mar\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>On dit qu&rsquo;il est \u00e9crit, dans les tablettes de Nygt\u00e9lodon, qu&rsquo;au plus profond de l\u2019\u00e2me humaine, il y a un c\u0153ur. Ce c\u0153ur serait le moteur de nos actions, r\u00e9agissant aux informations qui lui parviennent du monde ext\u00e9rieur. Mais il arrive, parfois, qu\u2019il d\u00e9cide d\u2019agir par lui-m\u00eame, comme un enfant qu\u2019on laisse trop longtemps seul avec des outils.<br>Et ce jour-l\u00e0, le c\u0153ur de Judith se saisit d\u2019une hache et passa en mode berserk.<br>Une vague de chaleur remonta des tr\u00e9fonds de son \u00eatre, balay\u00e9e par une temp\u00eate de frissons. Elle ferma les yeux. Pour mieux sentir. Pour mieux go\u00fbter.<br>Les l\u00e8vres de Hyacinthe contre les siennes \u00e9taient un luxe insoup\u00e7onn\u00e9. Sa langue effleura la sienne par accident. Ce ne fut pas un accident.<\/p>\n\n\n\n<p>Un feu.<br>Un brasier.<br>Un incendie.<\/p>\n\n\n\n<p>Quand ils se s\u00e9par\u00e8rent, haletants, Judith ouvrit les yeux. Elle le regarda, stup\u00e9faite de le voir encore l\u00e0, entier. Hyacinthe ne bougeait plus.<br>Ils rest\u00e8rent ainsi, dans ce flottement \u00e9trange.<br>\u2014 Bon, dit Judith, un peu secou\u00e9e.<br>\u2014 Bon, r\u00e9pondit Hyacinthe.<br>Leurs regards se crois\u00e8rent. Il y avait comme un d\u00e9fi dans leurs yeux.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 Encore ?<br>\u2014 Encore. Plein.<\/p>\n\n\n\n<p>Ils y all\u00e8rent en m\u00eame temps. Avec plus de fougue. Trop de fougue.<br>L\u2019\u00e9lan.<br>Le d\u00e9sir.<br>L&rsquo;envie.<br><\/p>\n\n\n\n<p>Et boum les t\u00eates. Ils se regard\u00e8rent, b\u00eates. Puis rirent. \u00ab\u00a0Bon\u00a0\u00bb, dit Judith. \u00ab\u00a0On a du boulot, il me semble ?\u00a0\u00bb. Elle le tira par la main : \u00ab\u00a0Enfin, peut-\u00eatre qu&rsquo;on peut s&rsquo;accorder une nuit, non ?\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Le lendemain matin, sur le champ de bataille, ce fut l&rsquo;hallali. Les fuyards furent pourchass\u00e9s impitoyablement. \u00ab\u00a0Vae victis\u00a0\u00bb, dit le philosophe. \u00ab\u00a0Va mourir\u00a0\u00bb, dit le vainqueur. \u00ab\u00a0Va t&rsquo;habiller car ce soir, on d\u00eene chez mon cousin\u00a0\u00bb, dit Dutilleul. \u00ab\u00a0Je ne suis pas fan des r\u00e9unions de famille\u00a0\u00bb, dit le marquis. Puis il ajouta : \u00ab\u00a0Il ne faudrait pas plut\u00f4t assurer nos positions ?\u00a0\u00bb<br>Dutilleul lui ass\u00e9na un regard condescendant : \u00ab\u00a0Vous dormiez, mon cher, \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole de guerre. La guerre de position est une guerre de vaincus. Nous avons l&rsquo;avantage : je contre-attaque.\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>On avait install\u00e9 de grands soufflets sur le vieux four \u00e0 chaux. Les charbonniers avaient construit une nouvelle cabane en for\u00eat, et \u00e7a chauffait dans tous les coins. \u00ab\u00a0Tout \u00e7a pour faire griller des cailloux.\u00a0\u00bb  Le four haletait comme un animal de guerre. Il pompait charbon, air, et roches pour ne sortir, avec beaucoup de sueur, que quelques sacs d&rsquo;une poudre grise, que Judith s&#8217;empressa de, plus ou moins, benner brutalement entre les pierres du barrage. Elle d\u00e9clara ensuite qu&rsquo;il n&rsquo;y avait plus qu&rsquo;\u00e0 attendre. \u00ab\u00a0Mais tant que vous y \u00eates, hein, \u00e7a pourrait \u00eatre pas mal d&rsquo;en avoir quelques camions de plus.\u00a0\u00bb<br><\/p>\n\n\n\n<p>Caroline et Benoist continuaient leur perc\u00e9e, et s&rsquo;approchaient des fronti\u00e8res du fief. Le lendemain, ils seraient certainement dans le comt\u00e9 voisin. N\u00e9anmoins, il \u00e9tait l&rsquo;heure de s&rsquo;arr\u00eater pour le bivouac. Pendant que les hommes dressaient les tentes, allumaient les feux, etc. et en sa qualit\u00e9 d&rsquo;officier, Dutilleul investit une auberge pour son usage personnel. \u00c7a s&rsquo;appelle : faire p\u00e9ter les galons. Le marquis, lui, fut install\u00e9 dans la chambre d&rsquo;en face. Le temps de se passer le visage \u00e0 l&rsquo;eau, Caroline alla toquer \u00e0 sa porte. Et faussement protocolaire, elle proposa : \u00ab\u00a0Permettez-moi de vous inviter ce soir, marquis. Je crois que nous avons des choses \u00e0 faire tous les deux.\u00a0\u00bb Cabistan h\u00e9sita : \u00ab\u00a0Euh, oui, bien s\u00fbr, nous devons euh, d\u00e9terminer comment renforcer euh, la s\u00e9curit\u00e9 des fronti\u00e8res.<br>&#8211; Je vous ai connu plus entreprenant, Benoist&#8230;\u00a0\u00bb<br>Et elle lui nettoya les amygdales.<br>L&rsquo;\u00eatre humain est une cr\u00e9ature comme toutes les autres, pleine de nerfs, d&rsquo;hormones, de sang et d&rsquo;autres fluides. L&rsquo;\u00e9criture, le commerce, la politique, tout cela arrive bien tard dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;humain. Excusez-moi, ils ont fini ? Non, ils n&rsquo;ont pas fini. L&rsquo;\u00e9volution n&rsquo;a pas encore eu le temps de faire son \u0153uvre, ou alors le sujet ne l&rsquo;int\u00e9resse pas. Toujours est-il que les meilleurs contrats ne sont pas ceux qu&rsquo;on \u00e9crit, mais ceux qu&rsquo;on vit dans son corps, dans sa chair. Ils ont fini, l\u00e0 ? Toujours pas ? Bon, bien. Ainsi, plus forts qu&rsquo;un trait\u00e9, plus forts qu&rsquo;un pacte, les liens du sang et du c\u0153ur unissent et s\u00e9parent l&rsquo;humanit\u00e9. Les liens et disputes familiaux font et d\u00e9font les empires et les continents. Les haines et les mariages mod\u00e8lent les civilisations&#8230; Non mais s\u00e9rieux, l\u00e0 ! J&rsquo;en ai marre de meubler. Ils peuvent finir leur petite affaire rapidement ? Je ne vais pas r\u00e9ussir \u00e0 retenir le lecteur longtemps. Oui oui, c&rsquo;est \u00e7a, encore un bisou, allez, allez, on avance, l\u00e0.<\/p>\n\n\n\n<p>Benoist \u00e9tait encore en nage que Caroline dessinait d\u00e9j\u00e0 une carte : \u00ab\u00a0Et tu vois, je connais pas mal le coin, et il y a certainement une escouade ici. Mais on peut passer par l\u00e0, la pente n&rsquo;est pas si forte, pour les prendre \u00e0 revers.<br>&#8211; O\u00f9 \u00e7a ?<br>&#8211; Ici, c&rsquo;est rocailleux et \u00e0 d\u00e9couvert, certes, mais connaissant le cousin, je sais tr\u00e8s bien qu&rsquo;il n&rsquo;y aura rien l\u00e0. \u00c7a fait dix ans qu&rsquo;il essaie de tendre une embuscade ici, laissant cette zone totalement vide.<br>&#8211; Non ? Il a laiss\u00e9 un trou comme \u00e7a dans ses d\u00e9fenses ?<br>&#8211; Toujours. C&rsquo;est pas Alexandre le grand, le cousin.<br>&#8211; Je vois \u00e7a. Et apr\u00e8s ?<br>&#8211; On lui fait livrer leurs t\u00eates.<br>&#8211; Brillant ! J&rsquo;aimerai bien voir la sienne quand il recevra le colis !<br>&#8211; Gna, ha, ha, ha, ha.\u00a0\u00bb<br><\/p>\n\n\n\n<p>Les <del>~~fieff\u00e9s~~<\/del> administr\u00e9s de Dutilleul comprirent rapidement l&rsquo;avantage qu&rsquo;on pouvait tirer de la Vergandonsk, pourvu qu&rsquo;on lui apporte de la main d\u2019\u0153uvre. Et justement, \u00e0 force de main d\u2019\u0153uvre, le paysage changeait. On avait agrandit la carri\u00e8re, qui maintenant s&rsquo;enfon\u00e7ait dans le sol. Un nuage de poussi\u00e8re en sortait du matin au soir, et les ouvriers en sortaient blancs comme un linceul. On avait tant besoin de charbon de bois que la for\u00eat reculait. Et dedans, on trouvait les charbonniers, noirs comme une tombe. L&rsquo;intendant, suspectant des jours moins faciles, avait commenc\u00e9 une r\u00e9quisition du salp\u00eatre : des visiteurs arm\u00e9s de spatules investissaient les maisons pour en gratter les murs.<\/p>\n\n\n\n<p>Dutilleul et Cabistan contiunaient leur raid. Au premier village rencontr\u00e9, ils ex\u00e9cut\u00e8rent sans sommation le repr\u00e9sentant du cousin et fich\u00e8rent sa t\u00eate sur un pieu \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e du village. Ils profan\u00e8rent le temple en y faisant l&rsquo;amour.<\/p>\n\n\n\n<p>Hyacinthe se promenait autour de son village. Le barrage \u00e9tait maintenant s\u00e9curis\u00e9. L&rsquo;ombre bienveillante de Judith planait sur le lac et en contrebas. Mais partout dans la vall\u00e9e, des zones \u00e9taient nettoy\u00e9es, aplanies. On y creusait des fours, on y pierrait les routes. Hyacinthe en eut une larme \u00e0 l\u2019\u0153il. Oui, bien s\u00fbr, cela allait rendre la vie des gens meilleure, mais pour combien de temps ? Quand il n&rsquo;y aura plus de for\u00eat, que deviendrons-nous ? \u00c0 qui avons-nous pris l&rsquo;eau du lac ? Quels feux allons-nous allumer avec nos techniques ? Pour br\u00fbler quoi ? Toutes les constructions sont assorties d&rsquo;une destruction.<\/p>\n\n\n\n<p>Et quand il arriva chez Judith, elle n&rsquo;y \u00e9tait plus : l&rsquo;\u00e2tre \u00e9tait froid, le carreau de la porte manquait toujours. La musette \u00e9ventr\u00e9e laissait voir un fatras de fioles color\u00e9es. Il vit un livre. Il l&rsquo;ouvrit. Il ne savait pas bien lire, mais il s&rsquo;attela \u00e0 la t\u00e2che : \u00ab\u00a0Trai-t\u00e9-pra-ti-que-de-sa-von-ne-rie\u00a0\u00bb. C&rsquo;est qu&rsquo;il en avait, maintenant, du boulot, par toutes les \u00e9prouvettes du diable&#8230;<br><\/p>\n\t\t","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Joie. All\u00e9gresse. Feux d&rsquo;arti&#8230; Non. Plus de feux. C&rsquo;est fini les trucs qui p\u00e8tent et les machins qui \u00e9clatent. Sur le pont-levis, les troupes alli\u00e9es se faisaient face. Un moment de flottement. D&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, les vingt bidasses de Dutilleul, jeunes coqs encore duveteux, l&rsquo;air de se demander ce qu&rsquo;ils foutaient l\u00e0. 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