{"id":793,"date":"2025-01-27T18:19:49","date_gmt":"2025-01-27T17:19:49","guid":{"rendered":"http:\/\/les-sauvages.fr\/grr\/?p=793"},"modified":"2026-02-07T17:04:10","modified_gmt":"2026-02-07T16:04:10","slug":"l-enchantisseur-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/les-sauvages.fr\/grr\/2025\/01\/27\/l-enchantisseur-2\/","title":{"rendered":"L&rsquo;enchantisseur 2"},"content":{"rendered":"\n<p>Au commissariat de Tarse, l\u2019interrogatoire du suspect se passait mal. D\u00e9j\u00e0, en arrivant au turbin, la brigade avait eu la mauvaise surprise de d\u00e9couvrir sa mascotte \u2013 Mouf-Mouf de son nom \u2013 chauve comme le cr\u00e2ne du brigadier-chef N\u0153ud-Neuf, ainsi appel\u00e9 \u00e0 cause de sa calvitie et de dysorthographie. Ensuite \u00e7a coin\u00e7ait. Le suspect, un \u00e9tudiant de la section litt\u00e9raire de l\u2019universit\u00e9 de Tarse, empestait la mort au-del\u00e0 du raisonnable, m\u00eame dans un r\u00e9f\u00e9rentiel estudiantin. Mouf-Mouf tirait la langue, l\u2019\u0153il vitreux, la queue basse. Ses glandes \u00e0 s\u00e9rum \u00e9taient quasiment vid\u00e9es. Elle \u00e9tait surmen\u00e9e, en burn out, en instance d&rsquo;ITT. Le premi\u00e8re classe Edmond avait \u00e9quip\u00e9 son appendice nasal d\u2019une pince \u00e0 linge pour supporter l\u2019odeur, ce qui lui donnait une voix d\u00e9licieusement nasillarde quand il beuglait : \u00ab Pour la derni\u00e8re fois, petit margoulin, combien font deux plus deux ? <br>\u2013 Ben, euh, quatre ? \u00bb Et l\u2019\u00e9tudiant se prit une rasade de s\u00e9rum de v\u00e9rit\u00e9, directement servie dans la truffe par les glandes anales de Mouf-Mouf. \u00ab \u00c7a ne fait pas quatre ! \u00bb \u00e9ructa N\u0153ud-Neuf, niant quarante si\u00e8cles d\u2019alg\u00e8bre. Il y eut un silence. L&rsquo;\u00e9tudiant prit un air d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9. Droit dans ses bottes et s\u00fbr de son fait, prenant Mouf-Mouf dans ses bras pour consoler l&rsquo;animal \u00e9puis\u00e9, il r\u00e9p\u00e9ta : \u00ab \u00c7a ne fait pas quatre ! \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Ah, un bon ouvrier a confiance dans ses outils, et pour avoir confiance dans Mouf-Mouf, \u00e7a, N\u0153ud-Neuf avait confiance dans Mouf-Mouf. Mais malgr\u00e9 cette confiance in\u00e9branlable, le brigadier se prit lui aussi une rasade de s\u00e9rum de v\u00e9rit\u00e9 servie depuis ses bras cajoleurs. Qui aime bien ch\u00e2tie bien, apparemment. L&rsquo;\u00e9tudiant reprit espoir. Edmond, par r\u00e9flexe, essaya de menotter Noeud-Neuf. Dans la confusion qui s\u2019installa, une bonne \u00e2me prit sur elle de mettre Mouf-Mouf au repos dans la cellule de d\u00e9grisement, car la situation m\u00e9ritait une analyse au calme : \u00ab\u00a0Bon, il faudrait savoir. Deux et deux, \u00e7a ne peut pas ne pas faire quatre et pas quatre. <br>\u2013 Hein, chef ? <br>\u2013 Mouf-Mouf nous a dit que \u00e7a ne faisait pas quatre. Mais, vous le sentez bien, elle nous a aussi dit que \u00ab \u00e7a ne fait pas quatre \u00bb est faux. <br>\u2013 Je ne sais pas, chef, j\u2019ai une pince \u00e0 linge sur le nez. <br>\u2013 Il faut pourtant bien que l\u2019un ou l\u2019autre soit vrai. \u00bb, raisonna N\u0153ud-Neuf.<\/p>\n\n\n\n<p>Les cond\u00e9s \u00e9taient plong\u00e9s dans une grande perplexit\u00e9, de celles dont sortent les pires th\u00e9ories foireuses. Heureusement, la deuxi\u00e8me classe Lepetit, dite \u00ab la rousse illustr\u00e9e \u00bb \u00e0 cause de ses traces de v\u00e9role, prit la parole : \u00ab Moi chef, j\u2019ai une id\u00e9e. \u00c7a s\u2019appelle le principe du tiers exclu. <br>\u2013 Hein ? <br>\u2013 Oui, alors c\u2019est tr\u00e8s simple. Nous, n\u2019est-ce pas, on raisonne g\u00e9n\u00e9ralement selon ce principe, c\u2019est notre fa\u00e7on naturelle de penser. <br>\u2013 Euh\u2026 Si vous le dites\u2026 Moi mon principe, c\u2019est plut\u00f4t de taper jusqu\u2019\u00e0 ce que je sache quoi faire. <br>\u2013 On n\u2019est pas aid\u00e9s non plus, ici. Le principe du tiers exclu, c\u2019est qu\u2019il n\u2019y a pas de troisi\u00e8me valeur de v\u00e9rit\u00e9 possible. <br>\u2013 Hein ?, r\u00e9p\u00e9ta Noeud-Neuf<br>\u2013 Le contraire d\u2019une chose vraie est fausse. Il n\u2019y a que vrai ou faux de possible, il n\u2019y a pas de \u00ab vufu \u00bb par exemple.<br>\u2013 \u00c9videmment. <br>\u2013 Ce n\u2019est pas si \u00e9vident que cela. Le <em>tertium non datur<\/em>, bien que non r\u00e9futable, n\u2019est pas d\u00e9montr\u00e9. <br>\u2013 Vous \u00eates en service, deuxi\u00e8me classe. Surveillez votre langage, doucement sur les insultes. <br>\u2013 Oui chef. Mais constructivement parlant, il est possible que les deux propositions soient fausses. <br>\u2013 Mais alors, quelle est la vraie ? <br>\u2013 Je vais me renseigner, chef. <br>\u2013 H\u00e9 bien allez vous renseigner sur la voie publique ! Vous allez au carrefour de l\u2019Aorte jusqu\u2019\u00e0 la fin de votre service, \u00e7a vous apprendra \u00e0 ne pas r\u00e9pondre. Un policier doit avoir la science infuse. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Lepetit ne releva pas l\u2019incoh\u00e9rence et disparut prestement : elle avait appris aux d\u00e9pens de son cuir fessier que la hi\u00e9rarchie n\u2019aimait pas les d\u00e9lais dans l\u2019ex\u00e9cution des ordres.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans l\u2019atelier de Ga\u00ebtan, l\u2019heure \u00e9tait \u00e0 la victoire. Un verre de mirabelle \u00e0 la main, il contemplait son petit carr\u00e9 de toile blanche avec bonheur. Oui, il y avait autour de lui des rouleaux de Damas, des draps de satin et des monceaux de serg\u00e9, mais ce sont parfois les petites choses qui font les grandes fiert\u00e9s. Il dit : \u00ab six fois sept font cinquante six \u00bb et quelques fils de la toile pass\u00e8rent du blanc au bleu.<br>Formidable.<br>Il ne restait qu\u2019\u00e0 y trouver une utilit\u00e9.<br>Marine, qui ne connaissait rien \u00e0 la teinture, passa derri\u00e8re lui en faisant une moue r\u00e9probatrice : \u00ab Est-ce que ce malheureux azur va nous exp\u00e9dier les huissiers aux cieux ? <br>\u2013 Ma ch\u00e9rie, je constate que tu ne prends pas la pleine mesure des opportunit\u00e9s commerciales qu\u2019un tel coloris offre \u00e0 un intr\u00e9pide entrepreneur. Figure-toi que la fibre de moufette peut g\u00e9n\u00e9rer un petit champ \u00e9lectrique d\u2019un potentiel suffisant pour faire migrer diff\u00e9remment les pigments des chromatophores. Ainsi, il suffit de dire une absurdit\u00e9 pour que \u00e7a change de couleu\u2026 <br>\u2013 J\u2019ai rien compris et je m\u2019en fous. Ma seule question est : est-ce que \u00e7a paye les factures ? <br>\u2013 Sans vouloir te manquer de respect, mais en ce qui concerne et la technique et le commerce, je trouve que tu es un bleu, Marine. \u2013 Sans vouloir te commander, mais en ce qui concerne la vie quotidienne, t\u2019as int\u00e9r\u00eat \u00e0 arr\u00eater les badineries et \u00e0 t\u2019y remettre.\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Aucun humour. Et penaud, le victorieux mari alla s\u2019asseoir \u00e0 son banc.<\/p>\n\n\n\n<p>Le bruit lancinant des cadres, le passage r\u00e9gulier de la navette, tout cela porte l\u2019esprit \u00e0 la r\u00eaverie. Il n\u2019en fallait pas tant \u00e0 Ga\u00ebtan pour se remettre \u00e0 gamberger. Bien moins impliqu\u00e9 dans ses toiles qu&rsquo;un peintre en b\u00e2timent, il tissait dans son imagination les sc\u00e9narios de ses succ\u00e8s commerciaux. En comptant sa s\u00e9quence de p\u00e9dalage, il en vint, apr\u00e8s m\u00fbre r\u00e9flexion, \u00e0 la conclusion qu\u2019il devait aller voir les paladins.<\/p>\n\n\n\n<p>Les paladins \u00e9taient \u00e9tablis \u00e0 Carpe, une bourgade un peu au Nord de Tarse. C&rsquo;\u00e9tait l&rsquo;affaire d&rsquo;une petite journ\u00e9e de marche, une promenade agr\u00e9able de fin de printemps, quand les fleurs et les fruits se m\u00ealent dans une exub\u00e9rance de vie le long des chemins vicinaux. Ga\u00ebtan cousit, cousa, cousut son bout de toile sur un bonnet, ficha ce foutu fichu sur sa t\u00eate et partit par l\u00e0, baluchon sur l\u2019\u00e9paule, en qu\u00eate de reconnaissance, d\u2019argent facile et de vie de luxure. \u00c9videmment. On ne sue pas sang et eau \u00e0 tondre les moufettes dans un simple but ludique. On esp\u00e8re un retour sur investissement.<\/p>\n\n\n\n<p>On \u00e9tait, c&rsquo;est trop b\u00eate, en fin d&rsquo;automne.<\/p>\n\n\n\n<p>La route fut \u00e0 la hauteur de sa r\u00e9putation en cette saison : longue, ennuyeuse et caboss\u00e9e. Le d\u00e9savantage d\u2019\u00eatre pi\u00e9ton est de ne pas avancer tr\u00e8s vite, l\u2019avantage est de ne pas \u00eatre incommod\u00e9 par les nids de poule, effondrements et autres divertissements offerts au voyageur en qu\u00eate de sensations fortes. Pour am\u00e9liorer cet ordinaire morne, le ciel lui fit don de grosses gouttes de flotte froide qui chutaient inint\u00e9ressamment mais qui mouillaient dr\u00f4lement. Comme ce n\u2019\u00e9tait pas suffisant, un peu avant la pause d\u00e9jeuner, il fut arr\u00eat\u00e9 par deux bandits de grands chemins \u2013 en devenir, pour l\u2019instant c\u2019\u00e9taient des bandits de d\u00e9partementale (le bonjour d\u2019Alfred). Ils lui extorqu\u00e8rent ses biens, et devant la maigreur de leur butin, lui rendirent son casse-cro\u00fbte, tant notre ouvrier \u00e9tait pauvrement \u00e9quip\u00e9. Casse-cro\u00fbte qui se trouvait ainsi copieusement tremp\u00e9. \u00ab Un mal pour un bien, le pain \u00e9tait trop sec \u00bb, philosopha le tisseur en l\u2019avalant.<\/p>\n\n\n\n<p>Il arriva \u00e0 Carpe, d\u00e9goulinant comme un boudoir de tiramisu, devant le guichet de l\u2019ordre des paladins \u00e9m\u00e9rites. Il \u00e9tait frigorifi\u00e9, fatigu\u00e9, couvert de boue, il avait mal partout. Il toqua. Rien. Il toqua encore. Toujours rien. Sur la porte \u00e9tait un \u00e9criteau :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>Paladins \u00e9m\u00e9rites<br>Ouvert du lundi au jeudi de 9:15 \u00e0 11:35 et de 14:50 \u00e0 16:15<br>Le mercredi nocturne jusqu\u2019\u00e0 17:00<br>Le vendredi ouvert le matin uniquement aux horaires habituels Ferm\u00e9 le samedi matin<br>Ouvert le dimanche apr\u00e8s la c\u00e9r\u00e9monie<br>Pour toute information, contacter le presbyt\u00e8re : adresse au dos.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Mais il n\u2019\u00e9tait pas d\u2019usage, pour un tisserand, de savoir lire. Aussi, constatant l\u2019obstination de l\u2019huis \u00e0 rester clos, Ga\u00ebtan se mit en qu\u00eate d\u2019un lit pas trop punaiseux. Lit qu\u2019il trouva au presbyt\u00e8re, o\u00f9 parmi d\u2019autres services, on accueillait les infortun\u00e9s visiteurs d\u00e9trouss\u00e9s avant d\u2019arriver. Il faut remarquer que les d\u00e9trousseurs, vivant une vie assez dangereuse, \u00e9taient souvent fort croyants, et venaient r\u00e9guli\u00e8rement mettre une obole cons\u00e9quente pour attirer les bons augures de quelque puissance occulte apte \u00e0 se pr\u00e9occuper de la f\u00e9licit\u00e9 d&rsquo;autrui. Comme cette obole \u00e9tait, par pure logique, issue de leurs rapines, on pouvait consid\u00e9rer que Ga\u00ebtan s\u2019\u00e9tait effectivement pay\u00e9 le g\u00eete.<\/p>\n\n\n\n<p>Le lendemain, Ga\u00ebtan s\u2019enquit de la fa\u00e7on de contacter l\u2019ordre des paladins. Le g\u00e9rant de l\u2019h\u00f4tel des p\u00e8lerins lui dit : \u00ab K\u00eak\u2019vous leur voulez, aux paladins ? <br>\u2013 H\u00e9 bien, j\u2019ai une aide \u00e0 leur proposer. \u00bb Le g\u00e9rant le toisa du regard. Effectivement, Ga\u00ebtan ne payait pas de mine. Il n\u2019avait que ses frusques sur lui et n\u2019\u00e9tait m\u00eame pas arm\u00e9. Que pouvait-il bien apporter \u00e0 un ordre guerrier ? L\u2019h\u00f4te grommela : \u00ab Mm. Dans un quart d\u2019heure, \u00e7a sera ouvert l\u00e0-bas. \u00c0 moins que vous ne tra\u00eeniez ici. <br>\u2013 Non non, je m\u2019en vais. <br>\u2013 Merci. \u00bb Et il ferma la porte derri\u00e8re Ga\u00ebtan, qui prit la route de la b\u00e2tisse des paladins. En compagnie de l&rsquo;h\u00f4telier, curieusement. Il ne put s\u2019emp\u00eacher de lui demander : \u00ab Vous y allez aussi ? <br>\u2013 Meumbeul. \u00bb Son compagnon de route \u00e9tant aussi agr\u00e9able qu\u2019une porte de prison, il n\u2019insista pas et le trajet continua dan un silence religieux. Arriv\u00e9 devant la porte, Ga\u00ebtan toqua. L\u2019h\u00f4te eut un mouvement d\u2019humeur : \u00ab Ouais ben deux minutes, hein, on n\u2019est pas aux pi\u00e8ces ! \u00bb Et devant le regard interloqu\u00e9 du tisserand, il fit jouer une clef dans la serrure, ouvrit la porte, entra, et la referma prestement. Quelques instants plus tard, le guichet s\u2019ouvrit : \u00ab C\u2019est pour quoi ? \u00bb. Ga\u00ebtan tomba des nues : \u00ab Je\u2026 Mais\u2026 Enfin\u2026 Je\u2026 Vous le savez bien, non ? On a fait le chemin ensemble ?!? Je voudrais contacter l\u2019ordre des paladins, j\u2019ai ici quelque chose qui pourrait fort les int\u00e9resser. <br>\u2013 Pas possible. Pour tout rendez-vous, adressez votre demande par voie postale, l\u2019ordre vous fixera rendez-vous par retour de courrier. <br>\u2013 Mais c\u2019est aberrant ! Vous ne pouviez pas me le dire au presbyt\u00e8re ? <br>\u2013 Le presbyt\u00e8re, c\u2019est le presbyt\u00e8re et l\u2019ordre, c\u2019est l\u2019ordre. Rien \u00e0 voir. On ne m\u00e9lange pas. Maintenant, si vous voulez bien m\u2019excusez, je dois retourner pr\u00e9parer la soupe populaire de ce midi. \u00bb <\/p>\n\n\n\n<p>Et le guichet ferma.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au commissariat de Tarse, l\u2019interrogatoire du suspect se passait mal. D\u00e9j\u00e0, en arrivant au turbin, la brigade avait eu la mauvaise surprise de d\u00e9couvrir sa mascotte \u2013 Mouf-Mouf de son nom \u2013 chauve comme le cr\u00e2ne du brigadier-chef N\u0153ud-Neuf, ainsi appel\u00e9 \u00e0 cause de sa calvitie et de dysorthographie. Ensuite \u00e7a coin\u00e7ait. Le suspect, un [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[16],"tags":[],"class_list":["post-793","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-lenchantisseur"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/les-sauvages.fr\/grr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/793","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/les-sauvages.fr\/grr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/les-sauvages.fr\/grr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/les-sauvages.fr\/grr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/les-sauvages.fr\/grr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=793"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/les-sauvages.fr\/grr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/793\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":878,"href":"https:\/\/les-sauvages.fr\/grr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/793\/revisions\/878"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/les-sauvages.fr\/grr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=793"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/les-sauvages.fr\/grr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=793"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/les-sauvages.fr\/grr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=793"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}