{"id":839,"date":"2025-04-27T08:34:08","date_gmt":"2025-04-27T06:34:08","guid":{"rendered":"http:\/\/les-sauvages.fr\/grr\/?p=839"},"modified":"2025-04-27T08:34:08","modified_gmt":"2025-04-27T06:34:08","slug":"lapocalypse-selon-ben-hoikin-ze","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/les-sauvages.fr\/grr\/2025\/04\/27\/lapocalypse-selon-ben-hoikin-ze\/","title":{"rendered":"L&rsquo;apocalypse selon Ben Hoikin Ze 1"},"content":{"rendered":"\n\t\t\t\t\n<p>Il habite dans un grand appartement moderne, de ceux o\u00f9 il n&rsquo;y a quasiment pas de s\u00e9paration entre les pi\u00e8ces. C&rsquo;est dans une tour nouvelle, sans mur, avec uniquement des baies vitr\u00e9es. Il est remarquable de vacuit\u00e9 : tout ce qu&rsquo;on voit en y entrant, c&rsquo;est l&rsquo;espace. Ce n&rsquo;est pas qu&rsquo;il est gigantesque, c&rsquo;est qu&rsquo;il est vide. Le canap\u00e9 est immense et immacul\u00e9, et accompagn\u00e9 d&rsquo;une table basse longue et plate comme un brancard, dans un aluminium froid et bross\u00e9. Seul l&rsquo;usage permettrait de s&rsquo;apercevoir que ce n&rsquo;est ni pratique ni confortable. La penderie est cach\u00e9e, mais elle est pleine. La cuisine a l&rsquo;air tr\u00e8s bien \u00e9quip\u00e9e, mais on n&rsquo;y voit pas d&rsquo;ustensile. Les plans de travail sont profonds, hauts et sombres. N\u00e9anmoins, elle n&rsquo;a pas l&rsquo;air utilis\u00e9e. Le seul comestible qu&rsquo;on y voit est un pot de marjolaine, tellement vert qu&rsquo;il n&rsquo;a jamais d\u00fb conna\u00eetre les ciseaux. Juste derri\u00e8re une baie vitr\u00e9e, il y a un carr\u00e9 de cailloux : un jardin zen, avec une petite fontaine. Quelqu&rsquo;un habite ici. Un homme. Il est grand, fin, \u00e9l\u00e9gant. Son front haut et sa chevelure soign\u00e9e annonce le conqu\u00e9rant de l&rsquo;intelligence, le ma\u00eetre de l&rsquo;industrie, le banquier des entreprises. C&rsquo;est Famine. Il entre, d&rsquo;ailleurs, prend son casque, mat et noir, et ressort. Il descend au garage en enfilant ses gants, enfourche une de ces motos basses \u00e0 guidon \u00e9norme et sort. Il conduit comme on fait la conversation : confortablement install\u00e9, plus sur un transat que sur un bolide, au t\u00e9l\u00e9phone avec ses subalternes. Il file sur l&rsquo;autoroute, avalant le long ruban de bitume \u00e0 vive allure dans un bruit mod\u00e9r\u00e9 : il ne faudrait pas que la technique interrompe ses conversations.<br> C&rsquo;est un pavillon de banlieue, banal comme une fissure dans du carrelage. Les murs se l\u00e9zardent, le cr\u00e9pi tombe. Construit \u00e0 la va-vite pendant l&rsquo;expansion urbaine par des migrants sous-pay\u00e9s et pas form\u00e9s, il symbolisait l&rsquo;harmonie entre la ville et la campagne. R\u00eave de citadins arrach\u00e9s \u00e0 la terre, il n&rsquo;est plus que le d\u00e9sarroi de la classe moyenne expuls\u00e9e des centre-ville. Un homme jardine. Il d\u00e9sherbe ses rosiers. Il a un pulv\u00e9risateur sur son dos. Les joints fuient, et le d\u00e9sherbant coule goutte-\u00e0-goutte sur son short. Au-dessus de lui, une goutti\u00e8re mal fix\u00e9e laisse voir les r\u00e9sidus de feuilles de l&rsquo;automne dernier. L&rsquo;homme a l&rsquo;air heureux. Il sifflote, tandis que plus haut, un sac plastique port\u00e9 par le vent part s&rsquo;accrocher aux branches d&rsquo;un cerisier du Japon. La maison est d\u00e9fra\u00eechie comme toutes celles du voisinage. Un barbecue gras rouille pr\u00e8s de l&rsquo;entr\u00e9e du garage. L&rsquo;homme entre par la porte en plastique. La maison, quoi qu&rsquo;a\u00e9r\u00e9e par les travaux jardiniers, sent le renferm\u00e9. La VMC r\u00e2le dans l&rsquo;agonie de ses filtres bouch\u00e9s. Les murs portent les stigmates d&rsquo;une humidit\u00e9 end\u00e9mique, le quartier \u00e9tant construit sur des marais mal ass\u00e9ch\u00e9s. Sans quitter son fardeau herbicide, l&rsquo;homme ouvre le frigo. La lampe clignote avant de laisser voir le capharna\u00fcm int\u00e9rieur. Le moteur exprime sa peine \u00e0 refroidir des restes de pizzas ant\u00e9diluviens. Il farfouille quelques instants, la porte battante. Il d\u00e9niche une bi\u00e8re ti\u00e8de et l&rsquo;ouvre. Il referme, laissant l&rsquo;appareil \u00e0 sa peine d\u00e9mesur\u00e9e, et regarde par la fen\u00eatre. Il a vue sur l&rsquo;usine et la rivi\u00e8re. Des bidons flottent sur le cours d&rsquo;eau. Un kayakiste fait la moue quand un hors-bord d\u00e9pose un amas d&rsquo;algues sur son esquif. Une odeur naus\u00e9abonde s&rsquo;en d\u00e9gage. Bienvenue chez Pestilence. L&rsquo;horloge \u00e9met un coucou synth\u00e9tique. Le jardinier vide sa bi\u00e8re d&rsquo;un trait, \u00e9ructe, se gratte, et fouille sous un tas de torchons. Il en extirpe un casque doubl\u00e9 de ska\u00ef, \u00e0 catadioptres \u00e0 moiti\u00e9 d\u00e9coll\u00e9s, couvert d&rsquo;autocollants \u00ab\u00a0I &lt;3 Douarnenez\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0La Mer de glace : une exp\u00e9rience \u00e0 vivre\u00a0\u00bb et autres \u00ab\u00a0ViaTraffic.com : l&rsquo;exotisme \u00e0 moiti\u00e9 prix.\u00a0\u00bb. Le long de la maison, il extirpe d&rsquo;un tas de planches une authentique mobylette au pot trafiqu\u00e9 certes, mais n\u00e9anmoins perc\u00e9. Il s&rsquo;installe sur le plastique crev\u00e9 de la selle, accroche soigneusement la lani\u00e8re de son casque branlant, met le contact, et p\u00e9dale. Le deux-temps d\u00e9marre comme un pulmonaire se r\u00e9veille,  dans un nuage de crachats et une toux \u00e0 inqui\u00e9ter un radiologue. Au bout de la rue, demi-tour : dans un braillement inf\u00e2me, le pilote revient. Il s&rsquo;allume une cigarette, et jette son pulv\u00e9risateur par-dessus sa cl\u00f4ture. Fendu, son contenu coule lentement vers les \u00e9gouts. Pestilence repart, le short en acrylique satur\u00e9 d&rsquo;herbicide, le bide d\u00e9passant de sous le maillot, zigzagant pour trouver son \u00e9quilibre et signant son passage de gouttes grasses sur la chauss\u00e9e. <br> Les grilles s&rsquo;ouvrent dans un souffle. La voiture s&rsquo;avance dans le crissement du gravier. Le ch\u00e2teau appara\u00eet dans sa splendeur au soleil, \u00e9blouissante couronne d&rsquo;un gazon soign\u00e9. Un homme sort de l\u2019immense berline. Il est s\u00e9rieux. Il est droit. Il lui manque un bras. Il entre. L&rsquo;int\u00e9rieur n&rsquo;est qu&rsquo;un cabinet de curiosit\u00e9, tant l\u2019\u0153il est charm\u00e9 des bibelots, meubles et d\u00e9corations qui en remplissent l&rsquo;espace. Cela sent le vieux livre, le cuir et le rago\u00fbt. Ici, on vit, on travaille, on grandit. L&rsquo;h\u00f4tesse l\u2019accueille sans se lever, perdue au fond d\u2019un fauteuil club : c\u2019est une dame noble, gilet en jersey sang de b\u0153uf et jupe droite en tartan, les cheveux relev\u00e9s en un chignon, couleur des poutres du plafond. Les \u00e2tres ne servent plus souvent car le chauffage central est install\u00e9, mais ils sont fonctionnels et entretenus. Il y a beaucoup de biblioth\u00e8ques, qui montent haut, avec des escabeaux pour acc\u00e9der aux derniers rayonnages. Ces meubles-l\u00e0 sentent la cire. Aux murs, quelques troph\u00e9es de chasse finissent de vous dire que vous \u00eates chez une noble de la vieille noblesse. Vous \u00eates chez Guerre. L\u2019homme dit : \u00ab\u00a0Madame, votre rendez-vous.\u00a0\u00bb La dame pose son journal, enl\u00e8ve ses lunettes, les plie soigneusement et les confie au domestique. Elle se l\u00e8ve, monte dans sa chambre. Quand elle redescend, elle porte du cuir : un pantalon droit en peau brute, gliss\u00e9 dans des bottes de cavalier, un blazer \u00e0 \u00e9paulettes du m\u00eame brun que son pantalon et de m\u00eame mati\u00e8re. Un examen attentif permettrait de d\u00e9celer de l&rsquo;usure dans cette tenue. Le temps qu&rsquo;elle zippe sa veste, on peut apercevoir dessous un chemisier de soie rouge \u00e0 jabot pliss\u00e9. Elle enfile un casque int\u00e9gral comme on sangle un \u00e9peron, sort et d\u00e9marre un bolide italien \u00e0 la cylindr\u00e9e \u00e9norme. Elle part comme une fus\u00e9e, de toute la puissance de l&rsquo;admirable m\u00e9canique qu&rsquo;elle ma\u00eetrise. Les automobilistes ne voient d&rsquo;elle qu&rsquo;une lueur rouge alors qu&rsquo;elle affole les radars.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans une zone d&rsquo;activit\u00e9s standard comme on en trouve dans toute communaut\u00e9 d&rsquo;agglom\u00e9ration qui se respecte, il y a un b\u00e2timent quelconque en t\u00f4les ondul\u00e9es, un genre de hangar \u00e0 bureaux. Dans celui-ci avait lieu une r\u00e9union. C&rsquo;\u00e9tait une petite femme un peu repl\u00e8te mais fr\u00eale qui la menait. Sa peau r\u00e9ussissait le tour de force d&rsquo;\u00eatre \u00e0 la fois brune et bl\u00eame, ses cheveux teints rassembl\u00e9s en chignon oubliaient de cacher les racines poivre et sel. Elle portait un pantalon et une veste noirs sur un chemisier blanc, n\u00e9anmoins avec un foulard aux tons criards : on aurait dit une mamie g\u00e2teau qu&rsquo;on aurait forc\u00e9e dans un costume de DRH. Un vid\u00e9o projecteur ronronnait derri\u00e8re elle, projetant sur la toile de verre peinte une lumi\u00e8re tremblotante. Famine et Guerre attendaient sto\u00efquement sur des si\u00e8ges \u00e0 la mousse us\u00e9e par tant de post\u00e9rieurs de conf\u00e9renciers d&rsquo;entreprise. Sur le parking, Pestilence gara sa mobylette \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des engins de ses coll\u00e8gues. Il nota que Mort \u00e9tait venue \u00e0 v\u00e9lo, crev\u00e9 qui plus est. Le bas du b\u00e2timent \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 rong\u00e9 de rouille, la peinture s&rsquo;\u00e9caillait. De la mousse envahissait le goudron du parking. Il entendit un bruit : le pot d\u2019\u00e9chappement du bolide de Guerre s\u2019\u00e9tait d\u00e9tach\u00e9. Oups. Pestilence entra. \u00ab\u00a0Excusez-moi, je suis tomb\u00e9 en panne&#8230;\u00a0\u00bb Famine d\u00e9crispa les m\u00e2choires pour lancer : \u00ab\u00a0\u00c7a fait 2000 ans que tu tombes en panne, il faudrait peut-\u00eatre que tu le prennes en compte dans ton temps de trajet.\u00a0\u00bb La petite femme d\u00e9samor\u00e7a la situation : \u00ab\u00a0Bonjour \u00e0 tous, donc. Nous pouvons commencer. Avant toute chose, j&rsquo;aimerai que vous notiez les issues de secours de cette salle : ici, et l\u00e0. Les portes coupe-feu se trouvent dans le couloir. L&rsquo;ordre du jour : pour cette fois, je nous ai fait un diorama. -Diaporama, rectifia Famine. -C&rsquo;est \u00e7a. J&rsquo;ai trouv\u00e9 que c&rsquo;\u00e9tait un outil que les mangeurs utilisent beaucoup. -Manager, corrigea Guerre. Puis elle souffla \u00e0 Famine : elle parle couramment le moindre dialecte de la plus insignifiante tribu du plus petit \u00eelot du Pacifique, et il faut encore qu&rsquo;elle nous fasse le coup des \u00e0-peu-pr\u00e8s. -Chers coll\u00e8gues, reprit mamie g\u00e2teau, voici donc le bilan semestriel. \u00a0\u00bb Et d&rsquo;un pouce dubitatif, elle passa \u00e0 la diapo suivante. Famine bl\u00eamit de tout le noir de sa peau. Pestilence sourit : \u00ab\u00a0Oh, il y a m\u00eame des animations entre les diapos !\u00a0\u00bb La Mort lui adressa un regard entendu. Guerre : \u00ab\u00a0C&rsquo;est d&rsquo;un go\u00fbt&#8230; Tu ne nous \u00e9pargne rien.\u00a0\u00bb Mort : \u00ab\u00a0Bref : encore une fois, on n&rsquo;est pas mauvais. Pestilence est en l\u00e9g\u00e8re stagnation.\u00a0\u00bb Pestilence : \u00ab\u00a0Oui, ben quel est le con qui m&rsquo;a foutu massivement des antiseptiques en Afrique, aussi !\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0Je voulais vous parler de la proph\u00e9tie.\u00a0\u00bb Regards interrogateurs des trois autres. Mort reprit : \u00ab\u00a0Comme vous le savez (diapo), le Messie a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u hier.\u00a0\u00bb Les trois autres opin\u00e8rent : \u00ab\u00a0Oh oui, bien s\u00fbr. Le Messie.\u00a0\u00bb Aussi \u00e9trange que cela puisse para\u00eetre dans une r\u00e9union de cette importance, un ange passa.<\/p>\n\n\n\n<p>La r\u00e9action de ses trois comp\u00e8res se faisait attendre.<\/p>\n\n\n\n<p>Pestilence toussota : \u00ab\u00a0N\u00e9anmoins, pour \u00eatre bien s\u00fbr que personne ne se m\u00e9lange les Annonciations, peut-\u00eatre pourrait-on r\u00e9sumer de quel Messie on parle ?\u00a0\u00bb  <\/p>\n\n\n\n<p>Famine regardait le plafond.  <\/p>\n\n\n\n<p>Guerre regardait ses mains.  <\/p>\n\n\n\n<p>Les deux acquiesc\u00e8rent discr\u00e8tement.  <\/p>\n\n\n\n<p>Mort leur adressa un regard s\u00e9v\u00e8re : \u00ab\u00a0Ben, le Messie, quoi. Vous avez fait votre cat\u00e9chisme, ou bien ?\u00a0\u00bb  <\/p>\n\n\n\n<p>Devant l&rsquo;intensit\u00e9 du vide des regards de ses acolytes, Mort expliqua : \u00ab \u2019De trois vierges na\u00eetra un enfant, et il sera le Messie.\u2019 S\u00e9rieux, vous faites du bon boulot d&rsquo;accord, mais faites gaffe quand m\u00eame \u00e0 la culture d&rsquo;entreprise, quoi, \u00e0 la fin ! C\u2019est dans l\u2019\u00e9p\u00eetre de Ben Nanarivano aux Navajos. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Ben Nanarivo ? \u00bb chipota Guerre. \u00ab Il n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9 h\u00e9r\u00e9tique, lui ? \u00bb. Famine lui jeta un regard apitoy\u00e9 : \u00ab Fayotte d\u00e8s que tu le peux, hein ? Faudrait pas faire l\u2019unit\u00e9 entre coll\u00e8gues, c\u2019est pas dans ta nature. <\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Tiens donc ? \u00bb, s\u2019amusa Pestilence, \u00ab tu fais dans le syndicalisme maintenant, l\u2019Affameur ? \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Il se reprit aussit\u00f4t : \u00ab Il \u00e9tait bourr\u00e9, le proph\u00e8te ? \u00bb. Famine ricana : \u00ab\u00a0T&rsquo;sais, un proph\u00e8te, la sobri\u00e9t\u00e9, il a plus tendance \u00e0 la proph\u00e9tiser qu&rsquo;\u00e0 la concr\u00e9tiser !<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Non, je dis \u00e7a, parce que trois vierges pour un seul gamin, \u00e7a fait d\u00e9j\u00e0 trop de parents &#8211; virginit\u00e9 \u00e0 part, bien entendu. \u00bb<\/p>\n\t\t","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il habite dans un grand appartement moderne, de ceux o\u00f9 il n&rsquo;y a quasiment pas de s\u00e9paration entre les pi\u00e8ces. C&rsquo;est dans une tour nouvelle, sans mur, avec uniquement des baies vitr\u00e9es. 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